Najat Vallaud-Belkacem: Première femme Ministre de l’Education Nationale – portrait, parcours -

Najat Vallaud-Belkacem: Première femme Ministre de l'Education Nationale - portrait, parcours -

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Najat Vallaud-Belkacem, première femme Ministre de l’Education Nationale !

Elle était méconnue du grand public avant l’élection présidentielle de 2012, Najat Vallaud-Belkacem s’est posée en véritable symbole de la diversité au sein du gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Elle est désormais rompue à la pratique ministérielle.

En devenant Ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, elle avait déjà  gagné les portefeuille de la Ville,  la Jeunesse et les Sports tout en conservant le Droit des femmes !

 

 Najat Vallaud-Belkacem, le symbole et la méritocrate

 

Après la victoire de François Hollande aux primaires socialistes, Najat Vallaud-Belkacem, ancienne porte-parole de Ségolène Royal, a réussi à se faire un nom sur la scène politique hexagonale.

Désignée pour relayer la communication du candidat du PS durant la campagne présidentielle, avec Delphine Batho, Bruno Le Roux et Bernard Cazeneuve, elle a rapidement pris le dessus sur ses homologues, polarisant toutes les attentions. L’émergence d’un phénomène ?

 

 

 

Née au Maroc, Najat Vallaud-Belkacem arrive en France grâce au regroupement familial. Son père, immigré économique, travaille alors comme ouvrier dans le bâtiment. La jeune femme, qui grandit dans la banlieue d’Amiens, est naturalisée à l’âge de 18 ans.

Depuis, elle possède la double nationalité. Licenciée de droit et diplômée de Sciences Po, elle ne tarde pas à devenir assistante parlementaire de la députée socialiste Béatrice Marre. Mais son envol politique réside ailleurs : c’est Gérard Collomb, le maire de Lyon, qui la repère et la recrute comme conseillère sur les politiques de proximité et de démocratie participative.

 

 

 

Elle y mène notamment des actions pour combattre les discriminations, promouvoir les droits des citoyens et l’accès au logement ou à l’emploi. En 2004, elle est élue pour la première fois, en tant que conseillère régionale, et obtient alors la charge des affaires culturelles. Et devient – déjà – la benjamine du Conseil régional de Rhône-Alpes.

Lors de la campagne présidentielle de 2007, elle se révèle encore davantage, en intégrant le porte-parolat de Ségolène Royal avec Arnaud Montebourg et Vincent Peillon. Mais elle sera battue, dans la foulée, aux élections législatives par Dominique Perben, à Lyon, tout en récoltant plus de 43% des voix.

 

 

 

L’année suivante, elle est élue conseillère générale du Rhône et conseillère municipale à Lyon. Adjointe aux grands événements, à la vie associative et à la jeunesse, la jeune femme s’impose définitivement dans le paysage politique lyonnais.

Un an plus tard, nommée secrétaire nationale en charge des questions de société au PS, elle fait partie des porte-étendards des trentenaires et cherche à réformer des doctrines parfois ankylosées.

 

 

 

Une nouvelle dimension pour Najat Vallaud-Belkacem

 

Véritable étoile montante du PS, Najat Vallaud-Belkacem continue irrémédiablement de prendre du galon. La campagne électorale qui vient de s’achever l’a placée sous les feux de la rampe. Son dynamisme, ses talents de communication et sa jeunesse constituent des atouts avérés.

 

Mais, en tant que jeune politicienne d’origine étrangère, benjamine et porte-parole du gouvernement, elle apparaît immanquablement comme un symbole fort. Et, par conséquent, les critiques devraient pleuvoir et s’abattre sur elle à la moindre occasion.

 

 

 

Les Français en ont d’ailleurs eu un avant-goût quand elle a renoncé à se présenter dans le Rhône pour les législatives, dans une circonscription fortement ancrée à droite. Ses adversaires n’ont pas manqué de souligner son prétendu manque de courage politique.

Mais un challenge bien plus intéressant attend Najat Vallaud-Belkacem. Il lui faudra donner du coffre et du sens au ministère des Droits des femmes, alors qu’il empiète sur les compétences d’autres portefeuilles plus clinquants. Une mission ardue pour un poste hautement symbolique.

 

 

Elle doit par ailleurs désormais affirmer sa personnalité et tisser son image publique. Et les surprises risquent d’abonder. « Sarkozy est un mélange de Berlusconi et de Poutine », avait-elle un jour osé, répondant peut-être indirectement à ceux qui la trouvaient trop tendre.

Car la nouvelle porte-parole du gouvernement a du caractère. Elle refuse par exemple le statut de symbole, lui préférant celui de produit de la méritocratie française. Mais elle restera, malgré elle, une entité bicéphale : la « hollandette », icône de la diversité, de la parité et de la jeunesse, et la militante, habile politique, diplômée à plusieurs reprises et fine communicatrice.

En représentant simultanément différentes minorités, Najat Vallaud-Belkacem devra accepter certaines étiquettes, parfois réductrices. Mais rien ne l’empêchera de les combiner à d’autres, plus consistantes et valorisantes. Celle qui a embrassé une carrière politique suite aux événements de 2002, qui défend activement la « pluralité visible » et une « égalité des opportunités », semble en effet promise à un bel avenir.

 

Jonathan Fanara

complété par Sébastien Chamfort

Du même auteur, La leçon Hollande.

 

 

 

 

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