Maître Nageurs Sauveteurs : « Nous faisons beaucoup d’aides à baigneur, et quelques stades 1″ -reportage et interview-

Maître Nageurs Sauveteurs : "Nous faisons beaucoup d'aides à baigneur, et quelques stades 1" -reportage et interview-

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Qui dit été dit plage, et qui dit plage dit Maître Nageur Sauveteur (MNS) : nous en avons rencontrés près à Bidart, près de Biarritz. Leur chef de poste, Guy Lhuillier, dit « Guitou », nous a accordé un entretien, au soleil, les pieds dans l’eau.

 

« La saison a commencé vers le 12 juin » nous explique Guitou. Ils au poste tous les week-end en juin, tous les jours en été de 11h à 19h, et l’équipe tourne jusqu’à mi septembre. Les Maîtres Nageurs Sauveuteurs, sur la plage d’Ilbaritz, sont une équipe de 11 personnes : Guy, Franck, Marine, Benjamin, Max, Robin, une deuxième Marine, Nicolas, Raphaël, François  et Mikel.

 

Guitou est sapeur pompier, fils d’un père militaire, il a passé notamment un an à la brigade de Paris, et cumule plus de 33 ans de métier. Autant d’expérience pour mener son équipe de jeunes au quotidien. « Les jeunes sont des SPVS, des Sapeurs Pompiers Volontaires Saisonniers. Ils sont tous diplomés et rémnuérés par la mairie de Bidart. »

 

 

« Ici il y a beaucoup d’enfants, beaucoup de familles ». La présence des MNS rassure énormément, mais il est parfois étonnant de voir certains comportements peu responsables ou des parents trop confiants face à la force de l’océan. Y a-t-il beaucoup d’incidents ou d’accidents ? « Nous faisons beaucoup d’aides à baigneur, et quelques stades 1. Ce qu’on appelle stade 1, ce sont des gens qui ont eu peur dans l’eau, qui ont bu de l’eau au niveau estomacal, avec un peu de panique et de peur. Des stades 1 on a du en faire peut-être 4 depuis de début de la saison. Et beaucoup d’aides à baigneurs. Quand je dis beaucoup ça veut dire au delà de 300-400. »

 

Dès qu’un baigneur montre des signes de fatigue, de difficulté à revenir sur le bord, ou semble emporté par un courant, parfois même sans s’en rendre compte, les MNS interviennent. Mieux vaut intervenir sur une fausse alerte que ne pas intervenir… Des interventions, vous en avez peut-être vu, cela va très vite. On ne les remarque pourtant pas forcément parmi la foule : ils enjambent les vagues avec leur petite bouée type « Alerte à Malibu », peuvent être suivis d’un collègue, parfois en surf, et ils rejoignent rapidement la personne en détresse. Souvent plus de peur que de mal, mais on se rend compte de l’importance de la vigilance des MNS, et de leur rapidité de réaction lorsque c’est nécessaire.

 

« Dans la zone de bain, les gens doivent pouvoir y marcher tranquillement pour pouvoir aller se baigner. Donc pas de jeux. » Les rappels a l’ordre sont ils fréquents ? « Ah oui, régulièrement. Il y a une prévention constante ici. »

 

Est-ce que les baigneurs ont de mauvaises pratiques ou de mauvaises habitudes ? « Oui, par exemple dire bonjour à la famille. Comme le monsieur qui est là bas (il le montre en direct) : il s’approche un peu et il va faire coucou à sa famille. Ca va attirer l’oeil sur lui… » Et peut-être conduire les MNS à faire une mauvaise interprétation de la situation, en croyant voir quelqu’un qui ferait un signe de détresse. Perte de temps, déploiement des sauveteurs pour rien…

 

 

Pour quadriller l’espace de la baignade, à l’instar de Didier Deschamps, le dispositif de Guitou est le 2-2-1-1 : 2 MNS en haut du mirador qui scrutent le lointain, 2 au pied du mirador qui surveillent l’avant de la zone de baignade, et 2 sauveteurs dans l’eau, avec le tee-shirt en lycra rouge, 1 de chaque côté de la zone de baignade pour encadrer.

« J’en ai une là bas, la petite blonde, qui est dans l’eau, elle fait garde-fou, c’est Marine » indique Guitou en pointant le flanc droit de la plage.   »Le travail de ceux d’en haut, c’est de surveiller la partie arrière de la zone de bain. » 

Ceux d’en bas, surveillent également le bord, répondent aux sollicitations, et surtout de font respecter les zones. « La première analyse se fait ici en bas. Il faut dispatcher les gens : baigneurs, morets, surf. »

Ce à quoi il faut ajouter la surveillance des jeux, le va et vient des enfants et des familles. Car beaucoup de personnes n’en font qu’à leur tête… « Le cerf-volant est à proscrire, parce qu’il y a un zone d’hélicoptère à proximité ».

 

Les baigneurs sont donc surveillés entre les drapeaux bleus, les morets et bodyboards entre le drapeau bleu et le drapeau vert avec un rond rouge, et les surfers au delà de drapeau vert.

 

Dans l’équipe de Guitou on trouve 2 jolies blondes, ensuite 7 garçons bien bronzés, puis son adjoint et lui même, chef de poste. Mais il y a beaucoup de jolies filles sur la plage aussi… « Il y a de tout ! » nous réplique Guitou dans un éclat de rire. « On n’est pas là spcécialement pour regarder les jolies filles, on regarde les baigneurs dans leur ensemble. On peut joindre l’utile à l’agréable mais il restera toujours le professionnel avant tout. »

 

 

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