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Normalement, si vous êtes au collège ou au lycée, le minitel ça ne doit pas vraiment vous parler. Si vous êtes étudiant, à la limite vous serez au courant que ça a existé… Jusqu’à avant hier.
Né en 1982 en Ille-et-Vilaine, puis lancé dans toute la France un an plus tard, le minitel connaît son apogée dans les années 90. On recense alors 6 millions d’appareils pour plus de 25 millions d’utilisateurs. Jeux, annuaire, horaires de trains, météo et bien sûr messageries roses. Ce sont d’ailleurs les 36 15 qui contribuent en partie au succès de l’appareil. Porté par une grande entreprise de télécommunication, le Minitel retarde l’arrivée du web en France. A la fin des années 90, les ordinateurs, et les abonnements internet qui vont avec, finissent quand même par pousser dehors la machine.
Aujourd’hui démodé, le design de l’appareil fait sourire, tout comme sa vitesse de navigation. Et pourtant, le Minitel a profité aux grands noms du web. On se souvient par exemple de Xavier Niel, actuel PDG de Free, et de son minitel rose. Moins séduisant, il avait aussi innové avec le 36 17 Annu, l’annuaire inversé… Autre figure de proue du Minitel : Jean-David Blanc. Avant de fonder Allociné, il a participé au lancement de plusieurs services d’informations, notamment pour les marques Marlboro et Coca-Cola.


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