Ecole d’Art d’Avignon : le changement, c’est pas maintenant.

Ecole d'Art d'Avignon : le changement, c'est pas maintenant.

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Le festival, le président, la presse, les pancartes, la ministre de la culture… On en voit passer à Avignon, mais à l’horizon, quelles solutions ?

 

Coup de projecteur sur la situation pendant le Festival d’Avignon ?

Avec le Festival d’Avignon, la situation extrême des étudiants de l’école d’art aurait pu bénéficier d’une exposition permettant aux élèves d’espérer une porte de sortie, ou un début de solution.

Cette situation de crise grave, nous en avons déjà parlé longuement et en détails (lire l’enquête de notre journaliste). Récemment, il n’y a guère que les Inrocks qui ont emboité le pas à EpicureWeb pour parler du sujet.

 

 

Bref, on a croisé François Hollande

François Hollande est pourtant passé sur place, et les étudiants ont pu, lors d’un bain de foule, très brièvement s’entretenir directement avec lui. Le président leur a répondu « c’est une école qui relève de la municipalité ». Après un bref plaidoyer d’une étudiante au coeur du brouhaha, le président a confirmé « j’ai été mis au courant de la situation ». 

 

Vidéo à 1 minute :

 

La suite dans les mains d’Aurélie Filippetti

Les quelques mots du président, s’ils ont caressé la bienveillance dans le sens du poil, n’apportent pas grand chose au combat des étudiants. De fait, Hollande, adepte du sport, a renvoyé implicitement la balle à la ministre de la culture, Aurélie Filippetti. Celle-ci a rencontré une étudiante représentant le mouvement. Si cette entrevue a laissé à espérer une vraie réaction officielle, il ne s’en est suivi qu’une promesse de… réunion, en… septembre.

Les étudiants lui ont alors écrit une lettre ouverte, dans laquelle ils expliquent : « Ferrari règne sur l’école en parfait despote depuis plus de 18 ans et ce n’est pas pour rien. Il a déjà été contesté et il a à chaque fois résolu ces problèmes en licenciant les personnels contestataires et en excluant de l’école les étudiants récalcitrants. En repoussant à septembre votre intervention, vous lui laissez simplement la possibilité de procéder à une nouvelle purge. A la réunion que vous prévoyez pour septembre, il n’y aura personne d’autre que des gens à sa solde et il aura encore gagné. »

Un constat d’échec que les étudiants semblent voir venir,  sans être dupes, malgré leur combativité qui dure depuis maintenant plus d’un mois.

 

Vaucluse Matin du 20 juillet.

 

Une affaire repoussée autant que possible ?

Dans les Inrocks du 17 juillet, le directeur administratif de l’école explique avoir tenté de reprendre les fondamentaux pour dénouer le conflit : J’ai demandé que les étudiants listent les points de contestation. Il y en a 27, qui touchent à tous les domaines. On est en train de les résoudre, les uns après les autres. »

Une méthode qui pourra sans doute tenter de renouer un certain dialogue, mais que se heurtera toujours aux principaux points de discorde : le directeur de l’école lui même, sa personnalité, et les plaintes pour harcèlement moral et sexuel déposées à son encontre (lire notre article avec documents exclusifs).

Le directeur administratif précise : « Nous discuterons de cette liste en septembre, au prochain conseil d’administration.”

Septembre, en attendant…

Le noir désir des étudiants d’être entendus se transforme peu à peu en une espérance noyée de silence, même au coeur du Festival d’Avignon.

 

 

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